mercredi 1 mai 2013

Du crowdfunding au peoplefunding

Le crowfunding semble être une nouvelle forme de financement en vogue au côté de la publicité sur Internet.
La finance participative (ou collecte) est une expression décrivant tous les outils et méthodes de transaction financières entre les individus avec pas ou peu d’inter-médiation par les acteurs traditionnels, Nous dit Wikipedia
Dans le domaine des projets artistiques amateurs, bien qu'il existe de nombreux sites où rechercher du contenu et des personnes avec qui collaborer, un nouveau site a vu le jour en avril 2013, il s'agit de Cast In Progress.
"Inscrivez-vous et déposez une annonce gratuitement, vous trouverez les artistes et techniciens dont vous avez besoin pour constituer votre équipe."
Ainsi il s'agit ici non pas de chercher des financements pour son projet mais des personnes, donc des savoirs et savoirs-faire avec qui travailler, je me permet d'employer le terme de Peoplefunding C'est une démarche originale et une très bonne intention qui mérite d'être soulignée et que je partage dans ce présent article.
Joseph Sardin est à l’initiative de Cast In Progress, il est connu par les fans de sagas mp3 pour faire une très bonne webémission sur la réalisation de bruitages  : Le Labo du Bruiteur
Cliquez sur l'image pour accéder au site


 "Tous les professionnels, qu'ils soit acteurs ou techniciens ont débutés bénévolement."
 Cast in Progress semble mélanger des amateurs et professionnels dans un même bocal, dans un même marché (si l'on considère que tout endroit où il  y a offre et demande est un marché, alors Cast In Progress en est un). Un professionnel (donc qui gagne de l'argent par son travail) travaille t-il bénévolement et un amateur (donc celui qui aime) peut-il souhaiter se faire rémunérer ?
Pour ma part j'ai une grande admiration pour les créateurs amateurs, et il ne s'agit pas de décrier un travail amateur qui peut être fait avec beaucoup de professionnalisme, mais est-ce que ne pas différencier l'amateur et le professionnel alors que l'on parle argent est-il pertinent ? En espérant que ce site ne devienne pas un marché pour les professionnels en devenir et travaillant bénévolement pour remplir leur CV et permettra a des beaux projets de voir le jour !

EDIT 1er mai : Avec l'autorisation de Joseph, voici une partie d'une discussion en privé que nous avons eu et qui explique sa démarche ;
Ce que j'aimerais, c'est donner aux gens la possibilité de travailler bénévolement pour faire émerger leurs compétences. Et s'ils sont vraiment compétent, qu'ils soient dans le métier depuis longtemps ou depuis quelques minutes, ils pourraient facilement arriver à en vivre s'ils y mettent de la motivation.
Je n'ai pas vraiment de prétention, avec Cast in Progress, j'aimerais surtout proposer des casting amateurs, mais sans fermer la porte des annonces rémunérés.
Ce qui me semble très nouveau dans ce site, c'est le casting "technique". Beaucoup de petits projets très bons souffrent d'un grand manque de bonne technique. J'ai moi-même du matériel et je travail souvent pour de bons projets. Mais beaucoup trop de projets ne voient pas le jour à cause d'un manque de matériel ou de compétence technique. C'est vraiment dommage...
Je ne devrais peut être pas mélanger bénévole et rémunération, c'est vrai, mais j'ai cru que ça pouvait me permettre de lancer le site, en tentant de bien faire comprendre que pour ceux qui souhaiteraient en vivre, c'est certainement une bonne solution lorsqu'on se lance. Histoire de "permettre à de beaux projets de voir le jour" tout en servant les éventuels "professionnels en devenir" à remplir leurs CV. Ils faut bien une carotte 


mardi 23 avril 2013

Interview : Les créateurs amateurs et le droit d'auteur

[Cet article est simultanément publié sur SavoirsCom1 ]
L’informatique domestique permet à tout à chacun de s'essayer dans de nombreuses pratiques artistiques que l'Internet permet de partager facilement avec le plus grand nombre. Ainsi l'on peut trouver son bonheur au milieu de toutes ces fanfictions, ces fanfilms, ces fanart, ces machinimas, mashups, sagas mp3 et jeux vidéos amateurs. Ces œuvres d'artistes amateurs et enthousiastes sont malheureusement souvent illégales, en raison de la complexité à comprendre le droit d'auteur au sein d'un média qui favorise le partage et le remix. Bien souvent ces créateurs ne voient pas en quoi ils seraient dans l'illégalité.

Le Microphone, principal outil des créateurs de sagas mp3 et de machinimas Photo de Juna Kuca (licnece CC By)
Afin d'avoir une vue de ce que pensent les premiers intéressés -les créateurs amateurs- sur ce qu'ils savent ou croient savoir sur la propriété intellectuelle et comment ils utilisent les œuvres protégées ou non dans leurs créations, voici une interview croisée avec 6 créateurs amateurs. Le but n'est pas de montrer qui a tort et qui a raison, ce qu'il faut faire et ne pas faire, mais de connaître les avis de ces personnes et ainsi de montrer la complexité du droit d'auteur à l'ère du numérique.
Les créations amateurs ciblées dans cette interview sont les sagas mp3 et les machinimas., l'interview a été préparé par SilverSon, faite sur le logiciel Mumble et enregistrée par Merzlinn.
Licence Creative Commons
Cette interview est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 non transposé.




samedi 1 décembre 2012

Quelques calendriers de l'avent à dévorer


Youpi, nous sommes le premier décembre et on peut commencer à déguster nos calendriers de l'avent ! Vous ne savez pas quoi vous mettre sous la dent ? Voici deux calendriers à déguster sans modération

J'avais déjà fait un article dessus l'an dernier, chaque jour une nouvelle pastille audio réalisée par des créateurs amateurs ! En voilà du bon chocolat auditif qui va dans les oreilles !

à l'initiative du collectif SavoirsCom1 (dont j'ai l'honneur et la joie de faire parti), ce calendrier vous propose chaque jour de découvrir un auteur dont ses œuvres s'élèveront dans le domaine public au 1° janvier 2013.

Et si vous n'aimez pas noël, vous pouvez toujours vous rediriger vers la démo 9.5 du jeu vidéo amateur Aëdemphia, suivez le lien !

Allez, Noyeux Joel et Nonne Abée !

samedi 27 octobre 2012

Et la saga MP3 de l'été 2012 est ...

 La rétrospective du concours de la saga de l'été 2012 et les sagas nominés ont été diffusés à 21H ce samedi 27 octobre sur SynopsLive durant l'émission Retrosphère.
podcastez l'émission
 Les sagas en lice sont :
- Azaltar et l'ambre de Lecture de Diwan : 5 épisodes
- Blame de dargueg : 3 épisodes
- FRITE de Zylann, Daronne et Cladall : 28 épisodes
- Nexus de Magero : 6 épisodes
- Panzers de Matsama : 4 épisodes
- Station Helios de Zeppo : 4 épisodes
- STEGMA de DestroKhorne : 6 épisodes
- Spécial de Red Universe 2012 de raoolito : 1 mono
- Insane Deads de Artekyon : 3 épisodes

Les heureux gagnants sont donc : 

  • Saga de l'été : STEGMA de DestroKhorne (bravo !) 
(j'avais voté Hô sublime Antigone)
Meilleur scénario : STEGMA de DestroKhorne
(j'avais voté FRITE)
Meilleur jeu d'acteur :  Azaltar et l'ambre de Lecture de Diwan
(j'avais voté Nexus)
Meilleure ambiance Nexus de Magero
(j'avais voté STEGMA)
Meilleure qualité audio : Azaltar et l'ambre de Lecture de Diwan
(et j'avais voté ... Azaltar et l'ambre de Lecture !)
Encouragement Estival 2012 : Monsieur le Président de Misterfox
(j'avais voté pour la Rayon Vert)

Allez tout de suite écouter les sagas de l'été 2012

Pour d'avantages d'informations allez par là, si vous voulez clavarder à ce sujet, c'est par ici !

jeudi 20 septembre 2012

1 Mois - 1 Saga MP3

J'avais lancé en janvier de cette année un petit concept nommé 1M-1S, soit 1 Mois - 1 Saga MP3. Je souhaitais faire une petite critique audio chaque mois d'une saga mp3. Cependant 1M-1S n'a connu que trois éditions puis le temps et la motivation ont vite disparu. Sachant que je ne pourrais pas avoir assez de temps pour continuer j'ai décidé d'arrêter. Mais je vous offre en écoute et téléchargement une version compilée des trois éditions (janvier à mars 2012)
Télécharger





dimanche 12 août 2012

Veillée conte en numérique


Cet article est un peu une suite à cet article.

Dans le cadre de mon service civique je propose des veillées contes aux enfants et ados. Cependant ces moments ont une petite pointe d'originalité. En effet je lis les histoires sur mon baladeur multimédia (l'Ipod Touch). Et cela présente plusieurs avantages, que je vais exposer
D'abord,soucieux du respect de la loi, les œuvres que j'ai sélectionnés sont issus du domaine public ou sont sous licence creative commons non castratrices pour l'usager et respectant l'auteur. De plus elles sont sans DRM et disponibles sous de nombreux formats et je peux en disposer librement sur mon ordinateur et mon baladeur. Et ça c'est cool !
Ensuite, je dispose de toute une bibliothèque dans un petit objet, pas la peine de venir avec pleiins de gros bouquins. La lecture est facile, l'objet est léger et bien manipulable, il est donc possible de jouer le texte sans être gêné par le livre.
De plus l'écran de l'ipod touch est rétro-éclairé … ça doit faire mal aux yeux et rendre la lecture difficile diront certains. Oui mais non car c'est en soirée, dans une chambre ou autour d'un feu de camp que j'opère. Du coup je ne dispose pas de lumière pour lire et l'écran éclairé est très utile, mais il faut veiller à diminuer l'intensité pour une meilleure lecture mais aussi pour ne pas déranger les auditeurs par une source lumineuse trop forte. Selon ces derniers, dans la presque pénombre, le visage du conteur éclairé par la lueur rouge flammes et par la lueur blanche du baladeur, ça rend très bien.

Pour trouver des œuvres de qualité, je ne peux que vous recommander feedbooks et cet auteur et créateur de fictions sonore québécois Christian Martin, auquel la nouvelle le trou sot est très apprécié des auditeurs.

Une suite de cette activité est la soirée Saga mp3, je n'ai pas encore pu en proposer, les enfants et ados demandent surtout de l'interactivité que ne propose pas l'audition passive de sagas. Ce sujet propose des sagas mp3 qui peuvent être proposées en telle soirée.


Et en PS vous pouvez écouter un nouveau mono : Marseille – jeux d'été 2112.
Et en PPS je précise qu'il n'y a pas eu d'articles ces deux derniers mois car j'ai commencé un nouveau boulot en tant que service civique d'animateur ludothèque et bibliothèque en juillet.

jeudi 7 juin 2012

Faubourg 36, un bon voyage, mais un peu surfait

Dès fois on voit des films sympatoches mais tellement prévisibles, Faubourg 36 (film français, réalisateur : Christophe Barratier, 2008) est un exemple :
Résumons l'histoire : Pigoil, technicien dans un théâtre parisien voit sa femme le tromper après une représentation. Celle-çi décide de s'en aller et de le laisser seul avec son fils. Le théâtre qui l'employait fait faillite et est racheté par Galapiat, un homme d'affaires malhonnête et véreux. Sans emploi Pigoil bascule dans la dépression et l'alcoolisme. En même temps le Front Populaire prend de l'importance. Suite à une échauffourée et avec l'aide de Milou et un ouvrier syndicaliste Jacky Jacquet, Pigoil décide d'occuper le théâtre. Le propriétaire accepte et les héros essaient tant bien que mal de tenir le cabaret "le chansonia". C'est alors que Douce, une jeune chanteuse à la voix d'ange débarque et déchaîne les passions.

Ce film combine plusieurs histoires que se rassemblent : celle d'un triangle amoureux entre Milou, Douce et Galapiat (oui les nom sont un peu chelous n'est-ce pas), celle du cabaret-théâtre qui voit des hauts et des bas (non, il n'y a pas de jeux de mot pervers), celle des luttes ouvrières de 1936 et celle des habitants du faubourg à la fin des années folles.
Ce film est dans la lignée de Les Choristes (2004) avec une volonté de créer une ambiance d'époque et avec de nombreux passages musicaux qui se rapprochent ainsi de La Môme. d'ailleurs Christophe Barratier, en plus de s'inspirer de son précédent film, a fait intervenir beaucoup d'acteurs de ce dernier (Gérard Jugnot, Kad Merad, Maxence Perrin).
L'ambiance de l'époque est bien reproduite, autant par les passages musicaux que par les décors et les costumes. On peut d'ailleurs noter de nombreux fonds numériques (essentiellement pour les vues d'ensemble de Paris), bien que la qualité soit irréprochable, je me rappelle avec un brin de nostalgie les fonds peints. D'ailleurs ce film touche au réalisme poétique avec un brin de comédie musicale américaine des années 50.
Bref, un film qui passe bien mais qui laisse un gout de surfait. à voir quand même !

mercredi 30 mai 2012

Un site pour le Bouillon !



La curiosité et la veille est un travail/passion pour tout professionnel de l'information-communication (et de la culture) qui se respecte. Depuis 2008 existe un petit regroupement de veilleur passionnés qui diffusent leur veille sur le web.
Le Bouillon est un concept, ce n'est pas un site, mais un service, une ligne éditoriale, un flux, une conversation.  Source : Site Internet du Bibliolab
Et bien maintenant c'est fait, Le Bouillon des Bibliobsédés a un site tout beau tout frais . Et en plus 4 nouvelles personnes ont intégrés la petite équipe.
Bref, fini l'information diffusé via les réseaux sociaux, place au bon site internet ! Et ouais ! >_<'


mardi 27 mars 2012

Le blog a 1 an !

Image prise de GTA San Andreas dans la ville de Los Santos
28 articles publiés et 6 153 vues ! Merci à vous tous et notez déjà la date du deuxième anniversaire !

samedi 24 mars 2012

Placez-vous en garde à vue pour 48H le 6,7,8 avril 2012

Si vous êtes auvergnats (ou pas), prévoyez d'aller  à Clermont-Ferrand le 6, 7 et 8 avril prochain au festival dont l'affiche se situe au dessus de ce texte.

Au programme, exposition des travaux des scolaires, séances de dédicace, table ronde, théâtre de rue, leçon de cinéma, concert  animé, café littéraire.
Un conseil, allez-y costumé, le festival vous met dans l'ambiance, le costume vous aidera !

Ce festival est chapeauté par les étudiants (et leurs profs) du Master Conduite de Projets Culturels de l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, sous le nom d'association l'amiral flottant, dont j'ai fait parti en 2010-2011. J'avais assisté à la première édition, mais cette année je ne pourrais pas y aller en raison de la distance >_<' Ainsi si vous y allez, passez le bonjour aux étudiants et aux profs de la part d'un ancien étudiant :) 


Pour les curieux, voici la photo que nous avons faite avec mon frère pour le concours photo (j'ai noirci le visage de mon frère à sa demande)

mardi 20 mars 2012

Le métier de bibliothécaire en images : la puissance mouhahaha

Alors que les professionnels du livre se reposent après le salon du livre de Paris, un méchant charismatique est en train de préparer son plan de domination des bibliothèques ...

Si vous préférez la concurrence, allez voir cette vidéo sur WAT ou DAILYMOTION

Cette vidéo a été réalisée à partir d'un extrait en VOSTFR de l'épisode 11 de la superbe série animée Ergo Proxy (nommé Anamnesis ), et à partir de mon imagination. La musique est librement écoutable et téléchargeable sur Jamendo.

Profitez-en pour aller voir la superbe vidéo de CherMedia : Bref, je suis bibliothécaire,  qui parodie le concept de la série Bref, diffusée sur Canal+, çay du bon !
Ah et puis aussi ... dans une semaine ce blog soufflera sa première bougie !


Cet article est le 3° volet de la série des bibliothécaires en image, retrouvez le premier épisode ICI et le deuxième LA !

samedi 18 février 2012

Un vieil éditeur et le web

Allez, je participe à la "tournante" (les vicieux qui passent par là peuvent repartir ><') qui est faite autour du livre électronique Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemmingway, traduit par l'écrivain et éditeur François Bon. Malheureusement l'éditeur Gallimard met sont véto car il affirme détenir les droits y compris numériques de cet ouvrage. Je ne rentrerai pas dans le débat juridique qui s'annonce aussi palpitant et rebondissant qu'un feuilleton télé, mais je vais faire un acte illégal sans l'être vraiment :


Maintenant vous êtes : (Rayez la mention inutile)
  1. un vilain pirate qui télécharge ; allez en prison sans passer par la case départ
  2. un citoyen qui pense que la culture ne doit pas être bloquée par ce genre de problèmes juridiques ; bravo ! vous êtes un citoyen niveau 100

N'hésitez pas à gazouiller sur #gallimerde, à lire l'article de François Bon, à partager vos gouts, vos envies et vos consommations culturelles qui font notre société.

"Ce matin [vendredi 17 février 2012], M. Antoine Gallimard,[...] demande le retrait immédiat de cette traduction, et réclame des dédommagements."  François Bon
Apparemment il ne connaissait pas l'effet Barbra Streisand

samedi 4 février 2012

Quid du processus de patrimonialisation et des actions mémorielles ?


Dans le cadre du cours de sociologie de l'action culturelle j'ai pu travailler en binôme sur le thème de la mémoire et du patrimoine. Au départ le texte que nous avions choisi est l'« invention de la Lorraine industrielle » : Note sur un processus en cours du socio-anthropologue Jean-Louis Tornatore. Ce texte qui m'a beaucoup plu car il me parle. En effet, étant originaire de la région j'ai pu être témoin du processus de patrimonialisation dont parle l'auteur. Mais nous avons par la suite trouvé un texte de Catherine Foret Actions mémorielles dans les villes : des miroirs sans reflets ? (pages 12 à 16). Ce texte plus court nous a d'avantage convenu que le précédent.


En fait le texte de Jean-Louis Tornatore fait écho à une intervention de l'auteur au parc du haut fourneau U4 à Uckange dans le cadre de la manifestation 1991-2011, 20 ans après (+ d'infos). Dans une conférence intitulé « D'un spectacle à l'autre : la vie culturelle d'un haut-fourneau » Jean-Louis Tornatore retrace, avec l'aide de films, d'images d'archives et des extraits sonores, tout le processus de patrimonialisation du haut fourneau depuis la mise en spectacle de la dernière coulée en 1991 à la mise en lumière du site par Claude Lévêque en 2007 et par la réalisation d'une exposition et de saisons culturelles. Cette conférence entre en résonance avec son texte l'« invention de la Lorraine industrielle » : Note sur un processus en cours car nous sommes invités à suivre l'évolution de la patrimonialisation d'un ancien lieu industriel.
affiche de la manifestation 1991-2011, 20 ans après


En effet dans son texte Jean-Louis Tornatore se penche sur la fermeture de la dernière mine lorraine à Creutzwald en 2004 et regarde comment cet événement devient culturel, patrimonial et se transforme presque en cérémonie d'ouverture. Car on peut remarquer que dans ce cas, il n'y a pas eu de temps vide avant que le lieu soit investit d'une mission patrimoniale, le lieu a été « muséifié » dès sa fermeture. Il compare avec plusieurs fermetures en 1979 et 1984 à Longwy où le processus a été beaucoup plus long, avec notamment une volonté au départ de faire table rase de ce passé en démantelant les usines, ainsi il y a eu un « trou de mémoire » entre les fermetures et la volonté de s’intéresser au patrimoine ouvrier. Il parle également dans l'article du haut-fourneau U4 et il montre qu'il y a eu une controverse à la patrimonialisation de ce site. En effet cette usine a été construit par les allemands durant l'annexion de l'Alsace-Moselle, et vouloir en faire un symbole industriel de la nation est alors déplacé. De plus l'U4 était une usine de production de fonte, c'est-à-dire d'un produit non fini alors que la sidérurgie lorraine a construit son image sur la fabrication du fer et de l’acier. Ainsi le texte et la conférence m'ont permis de comprendre la difficulté du processus de patrimonialisation d'anciens lieux industriels.
Malheureusement à la fin de la conférence, il n'y a pas eu de moment pour poser des questions, ce qui est dommage car plusieurs personnes dans l'assistance en avaient.


Connaissant une personne qui travaille à Hayange aux hauts fourneaux Patural d'ArcelorMittal en tant que technicien de maintenance, j'ai réalisé un entretien avec lui afin d'avoir une vision d'un salarié. L'entretien a été fait à son domicile et s'est fait sous la forme d'un entretien non directif.
Les hauts-fourneaux à Hayange (Wikipedia). 

Untel (le prénom a été modifié) considère qu'il travaille dans un lieu patrimonial car ce sont les derniers hauts-fourneaux de Moselle, et sont des symboles de l'industrie en Lorraine car aujourd'hui la plupart ont été démantelés et il précise que le parc d'attraction Walygator a été construit sur un ancien site sidérurgique. À la question de savoir, si son lieu de travail devait fermer, s'il rejoindrai (ou créerai) une association d'anciens salariés, Untel dit que si une telle association existait, et que son nouveau travail le lui permette, il la rejoindrai. Quand à savoir si la fermeture donnerai lieu à des manifestations culturelles comme pour la fermeture de la dernière mine lorraine à Creutzwad, il n'en est pas sûr, il pense que ça se mettrai en place au bout de plusieurs années, mais son avis sur un point est net :
« Euh des manifestations culturelles, je sais pas, mais des manifs tout court, ça oui ! »
En restant dans la supposition, si Patural devait fermer, Untel ne sait pas si les bâtiments seraient démantelés, « c'est pas moi qui décide ». Cependant il souhaite que les hauts-fourneaux soient conservés car se sont les derniers en activité en Lorraine, en effet s'il y en avait encore d'autre en activité ça ne le gênerai pas, mais comme ce n'est pas le cas il donne à ces hauts-fourneaux une valeur symbolique.
Ainsi on peut remarquer que la volonté patrimonial existe chez lui car en cas de fermeture, c'est la fin des hauts-fourneaux en Moselle.


Le texte Actions mémorielles dans les villes : des miroirs sans reflets ? de Catherine Foret est issu des actes du séminaire organisé par l'université de Lyon 2 en 2004 Interpréter les mémoires urbaines dans le présent des villes : une activité publique ?
Le but de la réflexion est de mettre en évidence les enjeux et les questions que comporte les projets d'actions mémorielles, et en prenant pour exemple deux projets de transformation urbaine dans l'agglomération lyonnaise. On peut remarquer que sa réflexion est applicable à tout projet qui existe d'action mémorielle.
Le texte nous explique que plusieurs enjeux peuvent être à l'origine des projets d'actions mémorielles. Ainsi elle remarque que c'est un effet de mode qui est du notamment à la société post-moderne;tout va très (trop?) vite et le rapport au temps change, on a besoin de « regarder dans le rétroviseur ». L'auteur souligne un certain affaiblissement des liens intergénérationnels et une difficulté de communiquer. La précarité dans laquelle vivent les habitants des quartiers qui font l'objet de rénovations urbaines n'arrange rien. Ainsi est souligné la nécessité de laisser des traces aux descendants.
Mais il faut également souligner que la transmission est difficile car elle est confrontée à du déni et à des sujets tabous, comme l'immigration post-coloniale et la guerre d'Algérie. Il est donc important de résister à une tendance amnésique.
De même l'auteur note qu'il y a souvent une confusion entre les termes Mémoire et Histoire. En effet il y a une Histoire mais il y a une pluralité de mémoires et dans les projets d'actions mémorielles une partie de cette mémoire peut être omise car la volonté des ces projets est de faire ressortir une mémoire idéale et insister sur ce qui rassemble en évitant les tabous (comme dit précédemment l'immigration post-coloniale ou les troubles du aux décolonisations). Il faut « faire du lien social, […] recoudre la société », quitte à nier une partie de la mémoire de certains habitants. Ainsi la question est posée de savoir si cela ne renforce t-il pas le sentiment de rejet et de marginalisation que peuvent avoir d'autres habitants qui ne se reconnaissent pas dans la définition choisie de l'histoire. Bref, la volonté de faire un consensus peut être un frein aux actions mémorielles.
Notons par ailleurs que l'expression de cette mémoire peut être douloureuse alors que l'ambition des acteurs culturels est l'inverse. L'auteur note également une contradiction entre la « tendance de sacralisation de la parole et sa dévalorisation de fait ». Que faire des paroles recueillies ? On peut noter que souvent ces paroles sont « jetées en l'air » ou « brul[ées] dans une unique représentation artistique qui n'est ni enregistrée ni filmée ». Mais alors pourquoi avoir recueilli la mémoire des habitants si ce n'est pas pour la garder et la valoriser ? Quelle mémoire construit-on en jetant les paroles en l'air ? On remarque en parallèle que les institutions ne sont pas investies dans ces projets d'actions mémorielles. L'idée est émise de travailler en partenariat avec les services d'archives municipales, ce qui permettrai aux habitants d'avoir l'impression de faire partie de l'Histoire et compter pour quelque chose. Ainsi on peut se dire que travailler avec les archives municipales (ou départementales) pour d'abord accéder à la mémoire puis pour la déposer permettrait de la légitimer. L'auteur cite un responsable d'équipement sociale : « si on était là [dans les archives], n'importe qui pourrait accéder à nos histoires. Ce serait un facteur d'intégration et de reconnaissance ».

La lecture et l'analyse de ces textes m'ont donc permis de m’intéresser aux enjeux de la mémoire dans les actions culturelles et de comprendre que le travail sur la mémoire est donc complexe et sujette à de nombreuses interprétations.

vendredi 3 février 2012

Le métier de bibliothécaire en images : le retour !

Pour le plus grand bonheur des personnels travaillant dans les temples du savoir que sont les bibliothèques, voici un deuxième opus de la série Le métier de bibliothécaire en image ! (lire le 1° épisode)

Il faut rappeler, un bibliothécaire travaille dans une bibliothèque et c'est donc quelqu'un qui aime lire. Il est sérieux et fait bien son travail et comme il a beaucoup lu  il est très cultivé mais il a du mal à être le médiateur de ce savoir . Mais le contact avec les livres lui permet d'oublier sa timidité ...
Bref, quand quelqu'un devient bibliothécaire, on ne peut plus rien faire pour lui !

Et pour clore cet exposé, précisions que :

Les images que vous pouvez voir son tirées de l'animé Tales of Eternia et du drama Aka Tenshi Angel et ont été détournées de leur signification initiale (Keel est un mage et pas un bibliothécaire / "Nous" désigne ici l'espèce humaine et non une profession).

mardi 13 décembre 2011

Pour contribuer à mettre en débat les enjeux des actions culturelles contemporaines


Le mardi 6 décembre avait lieu à l'université Lille3 une demi-journée d'étude très joliment intitulée :
 Pour contribuer à mettre en débat les enjeux des actions culturelles contemporaines

J'y ai assisté et j'ai eu la chance de m'autoproclamer LiveTweeteur et donc de Livetweeter et d'enregistrer cette demi journée d'étude. Ainsi, avec l'accord des intervenant, je vous propose d'écouter et/ou télécharger lesdits enregistrements. Ils sont au format MP3 et sont divisés en 3 parties, pour chaque intervention. 
Il y a environ une minute d’absence entre chaque enregistrement  qui sont du à la sauvegarde du fichier et la création d'un nouvel enregistrement).

Partie 1 : Introduction + Quels enjeux dans la manière de penser une action culturelle ?
Intervenants : Stephainie Pryen, Nicolas Combes Pascal Nicolas-Le Strat
58.9 MO
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Partie 2 : Comment fonder la « co-construction » des actions culturelles dans la politique publique ?
Intervenant : Jean-Michel Lucas (aka Doc Kasimir Bisou)  
32.2 MO
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Partie 3 : Débats (1/2) En raison de la taille, ce fichier a été coupé en deux parties
Intervenant : Nicolas Naudé et la salle
41.1 MO
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Partie 3 : Débats (2/2)
Intervenant : Nicolas Naudé et la salle  
50.9 MO
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Vous pouvez également télécharger ce document (via Storify) où est présenté mon Livetweet. 

Bref, ce fut une matinée riche en contenus et débats, je réitère l'expérience dès que possible !